Idée
Le vecteur qui mesure le pouvoir d'une force a faire tourner un objet autour d'un point. Franchement, le moment, c'est l'invention la plus utile depuis la force elle-même : il transforme « ça pousse » en « ça fait tourner ».
Outil
≡ le produit vectoriel $\vec{OP} \wedge \vec{f}$ : tu sais deja le calculer en geometrie de l'espace, rien de neuf sur l'operation.
Formule
$\vec{M_O} = \sum_i \vec{OP_i} \wedge \vec{f_i}$
Piège
Le piège : parler du « moment » sans dire EN QUEL POINT on le calcule. Le moment d'une force $\vec{f}$ dépend du point de réduction $O$ — change $O$, et tu changes le moment. La résultante, elle, ne bouge jamais. Deuxième piège, plus discret : oublier le sinus. La norme du moment, ce n'est pas $|\vec{OP}|\cdot|\vec{f}|$ tout court — c'est $|\vec{OP}|\cdot|\vec{f}|\cdot \sin\theta$ où $\theta$ est l'angle entre $\vec{OP}$ et $\vec{f}$. Force colinéaire au bras de levier → $\sin\theta = 0$ → moment nul, même avec une force énorme. Ce que la prof saute en cours : le moment est un PSEUDO-vecteur (il change de sens si on échange repère direct/indirect). En MPSI on s'en fiche, on travaille toujours en repère direct. → Pilier suivant : Torseur d'action mécanique. Une force, un moment — deux objets séparés qui parlent de la même action. C'est lourd à traîner. On les emballe ensemble dans UN objet, le torseur, qui porte d'un coup poussée + rotation.